Aménagements ravageurs en Vallespir PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 10 Février 2013 21:54

On aurait pu penser que les zones naturelles et forestières de l’arrière pays catalan ne seraient pas soumises aux destructions constatées sur le littoral et dans la plaine du Roussillon. Il n’en est rien.

Le Vallespir, dont la population aspire pourtant à un développement respectueux de ses sites uniques et de son atmosphère privilégiée, est aussi frappé par des aménagements ravageurs dont l’utilité sociale est tout à fait parasitaire.

A AmÉlie-les-Bains, sous le prétexte de sécuriser la Vallée du Mondony des chutes de pierres, la commune met en place « un pôle de grimpe artificielle » et une « voie ferrata ». Ceux-ci s’installent sur le Roc de la Campana et portent atteinte, non seulement à la tranquillité des lieux, mais à un patrimoine floristique et faunistique jusqu’alors protégé. De nombreuses plantes rares sont concernées notamment la Cytise hérisson (Erinacea anthyllis), menacée d’extinction mais aussi l’habitat rocheux d’intérêt communautaire dit « végétation humo-épilithique des parois et dalles ombragées du Roussillon ».

Un terrain d'enduro sauvage au Correc del camp

Ces pans rocheux mal connus et jusqu’ici à l’abri des perturbations sont riches d’associations végétales permettant la présence de fougères, notamment les Cheveux de Vénus (Adiantum capillus-veneris) et de l’Osmonde royale (Osmunda regalis).

Chiroptères et Hirondelles de rocher fréquentent ces lieux où l’on envisage à grands frais d’implanter passerelles et tyroliennes. Evidemment la préfecture n’a délivré aucune dérogation pour la destruction de ces espèces protégées. Mais est-elle seulement avertie ?

De plus, le déroctage et la purge des falaises font courir un risque de colmatage de la rivière où il est prévu de laisser les ruines. Faut-il croire aussi que la loi sur l’eau n’est pas appliquée ?

L’escalade ne suffit certainement pas à combler le désir de loisirs destructeurs, le vrombissement des moteurs est aussi d’actualité.

Sur la commune de VIVÈS, en plein milieu forestier, un terrain d’enduro pour compétition de motos et de quads vient de surgir. Il s’agit d’une initiative privée avec défrichement et terrassement sur plusieurs hectares qui n’a subi apparemment aucune contrainte et qui permettra sans doute à tous les casseurs de paysages et de nature d’en déduire : EN VALLESPIR FAIS CE QU’IL TE PLAIT CAR RIEN NE TRANSPIRE !

 

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