Perpignan: le pourrissement de l'espace publique PDF Imprimer Envoyer

Mme Albanel, débarquée du ministère de la culture, a souhaité en son temps venir au secours de l’ex-maire de Perpignan et de son architecte des bâtiments de France et a fait appel de la décision du tribunal administratif condamnant sévèrement les « aménagements » de la place Arago.

L’audience à la cour administrative d’appel de Marseille se tiendra le 15 janvier et la fédération FRENE 66 y sera représentée par son Président, Marc Maillet.

Mais y a-t-il eu des changements dans le traitement des espaces publics à Perpignan ?

Le suivi du quartier St Matthieu montre au contraire un pourrissement organisé de l’espace public par la municipalité.

Souvenons-nous. Le parking de la dalle Arago était provisoire et son caractère réversible. L’incrustation des bagnoles et du péage sont devenus définitifs, jusqu’à créer des embouteillages par la suppression du sens unique rue Zamenhof. En attendant cela a permis de privatiser une voie publique supplémentaire, comme cela a été réalisé autour de la FNAC. Merci pour les heureux bénéficiaires de ces rues déclassées par un coup de baguette magique de la ville.

La destruction du jardin Bausil (près de 50 arbres) a permis la mise en place du plus long et du plus lamentable « crottoir » de la ville sous l’aspect d’une maigre pelouse. Sans oublier les grands frais occasionnés par une dalle aux composants largement chimiques, noir de crasse et d’une fontaine (encore une) en panne.

Le devenir du Jardin Terrus est sur la même pente. Premier temps : plus d’entretien. Les clôtures et bancs sont dévastés. La fontaine enlevée pour orner un rond point de la ville. Deuxième temps : plus de gardiennage ni de fermeture la nuit. Troisième temps : la complainte de la drogue et des trafics que ne manqueront pas de dénoncer les riverains. On vous laisse deviner le quatrième temps.

Il n’est pas besoin d’évoquer le nettoyage des rues. Du Palais des Rois de Majorque à la poste c’est la décomposition des ordures à ciel ouvert qui est le modèle d’élimination choisi. D’ailleurs la technique du balayage manuel n’existe pas dans la ville, il s’agit d’une simple « cueillette » au gré de quelques rares tournées.

Inutile de chercher une fontaine d’eau qui marche. La dernière rue Foch a été condamnée sous un prétexte inconnu.

Les sommes colossales englouties pour la rénovation urbaine et notamment des places de Catalogne, Arago, et Castillet n’ont eu pour résultat que de faire fuir les gens et de liquider platanes et magnolias. Les palmiers toujours béquillés de la place Arago - et qui crèvent l’un après l’autre - témoignent de ce pourrissement qui n’en finit pas et qui perdure au-delà du mandat calamiteux de M. Alduy

Mise à jour le Mercredi, 01 Décembre 2010 15:36
 

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