Destruction du mas Molène PDF Imprimer Envoyer

La dynastie vient d'avoir la peau du mas Molène

Dans la grande tradition dynastique des démolisseurs, d’Edmond BARTISSOL à Jean-Paul ALDUY, la ville de Perpignan vient encore d’être frappée dans son patrimoine immobilier : le Mas Molène, face au nouveau lycée, a été abattu.

le mas Molène en 2004 avant sa destruction

Cette dynastie n’a aucun mérite à liquider régulièrement le patrimoine historique, culturel et esthétique puisque cela rapporte marchés et reconnaissance.

La reconnaissance tout d’abord des nouveaux seigneurs du pays qui ne s’embarrassent pas de discours sur les villes-ponts et autres archipels mais qui demandent à profiter – au sens le plus trivial – du soleil et du reste.

Les propriétaires du lotissement Les Seigneuriales ne pouvaient pas supporter que le Mas Molène leur fasse de l’ombre, au sens propre comme au sens figuré. C’est donc avec diligence que M. le Maire de Perpignan et sa SAFU ont exécuté ce sale boulot.

Une fois encore, la politique municipale peut-elle justifier l’établissement d’un espace vert et la destruction du Mas qui l’accompagne ? N’avait-il pas mieux à faire qu’à obéir aux injonctions des promoteurs en créant un lotissement à cet endroit, style cité de transit sécurisée ?

En tous cas, les marchés continuent et tout particulièrement celui du mobilier urbain. Sur le même espace vert, au moment où s’exécute une démolition honteuse, s’édifie un mobilier urbain des plus clinquants : tables, bancs et poubelles métalliques du plus bel effet. Le tout reposant sur une nappe de pavés. Pavés qu’on souhaiterait voir retomber sur les pieds de l’architecte qui a pondu une telle mascarade.

Voilà, c’est Perpignan la Cata. Des destructions inouïes pour du clic et du toc qui coûtent très cher.

le mas Molène en 2004 avant sa destruction
Mise à jour le Jeudi, 16 Décembre 2010 14:12
 

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