SAINT-HIPPOLYTE : Relaxe d’un lanceur d’alerte PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 16 Mai 2020 12:46

Dans une région où des élus de toute couleurs exercent le chantage à l’emploi ou à la subvention, où les aménageurs menacent les associations pour de prétendus recours abusifs et cherchent à obtenir d’importants dommages et intérêts (récemment plus de 12 millions d’euros à l’encontre de la FRENE 66), les lanceurs d’alerte sont aussi victimes d’inculpation pour diffamation publique.

 C’est ce qui est arrivé à M. Edmond Harlé, Président de l’association « SAINT-HIPPOLYTE ENVIRONNEMENT », membre de la FRENE 66.

 Lors d’une émission radiophonique celui-ci alertait sur les risques pour la santé publique des activités de stockage d’amiante de la part de la STE EL FOURAT ENVIRONNEMENT sur le territoire de la commune de ST HIPPOLYTE, riveraine de l’Etang de Salses-Leucate (Pyrénées-Orientales).

 Après avoir tenté vainement d’obtenir la condamnation du président de l’association par le tribunal correctionnel de PERPIGNAN la dite société faisait appel du jugement de relaxe du responsable associatif.

 Il faut rappeler ici les propos du Président de l’association tenus sur les ondes de Radio France Bleu Roussillon :

Après avoir admis la recevabilité de l’appel, la chambre correctionnelle de Montpellier s’est prononcé sur la faute civile. Elle a considéré que ces propos ont à l’évidence permis d’identifier la société locale exerçant une activité de traitement des déchets de chantier et de travaux publics même sans qu’elle soit spécialement nommée dans les deux dernières phrases litigieuses.

Cependant elle retient :

En conséquence la cour d’appel de Montpellier confirme le premier jugement et rejette l’appel de la Sté EL FOURAT qui aussitôt s’est pourvue en cassation, afin certainement d’épuiser financièrement le président de l’association écologiste.

 

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