PERPIGNAN : NOUVEAU MASSACRE D’ARBRES PLACE DE CATALOGNE PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 17 Janvier 2021 12:12

A Perpignan, les municipalités se suivent et se ressemblent. La haine de l’arbre reste une constante.

 Après le duo Pujol (maire), Aliot (opposition), voici le duo Aliot (maire), Pujol (opposition) et tout continue comme avant dans le mépris des arbres et des maigres espaces verts de la ville.

 Dans l’histoire des anciens jardins du roi, tout avait mal fini avec la destruction des remparts et l’urbanisation de la ville. Mais au moins des places s’étaient maintenues avec des arbres de hautes tiges, des bancs et une ambiance favorable à la promenade. Les municipalités Alduy, toutes accaparées à l’affairisme, ont liquidé les grandes places de Perpignan en espaces dallés mortifères.

 En particulier, la place de Catalogne, vitrine de la ville, a été transformé en parkings souterrains et en parvis pour l’arrivée de la FNAC. Les parcovilles ont été fermés et remblayés (à quel prix ?) et la FNAC est partie.

 Ces échecs cuisants n’ont en rien démonté la municipalité qui a décidé de continuer son œuvre destructrice sur le peu de verdure qui restait côté Espace Jeantet-Violet. La prétendue réhabilitation a tout de suite commencé par la création d’un large parking le long de la place et vient de se poursuivre par l’abattage de tous les arbres existants.

 Même des arbres du Quai Bourdan, éloignés de la place, sont partis débités en bûches pour les cheminées.

 Il s’agirait d’une part d’évacuer les monuments mémoriels et d’autre part - sans rire - de créer une forêt urbaine !

 Que des politiciens se débrouillent pour déloger la statue de Jean Jaurès et la planquer quelque part c’est sans doute le jeu démocratique, qu’une artiste accepte de déménager son œuvre sur l’exil des juifs du fait de l’inquisition c’est sans doute pathétique mais qu’encore une fois le droit de vie et de mort sur les quelques arbres de cette ville appartiennent à des services techniques cela devient intolérable.

 La « forêt urbaine » - qui a commencé par abattre des arbres parfaitement viables - n’est en fait qu’un large espace de dalles qui se croisent afin que les gens y passent le plus vite possible sous l’œil des caméras inquiètent qu’ils puissent s’y rencontrer et surtout y séjourner.

 Dans ce gâchis, il ne manque plus que la touche enfantine avec l’installation du tapis-gazon, tel celui imbibé de déjections canines du pauvre Jardin Terrus, vidé de son âme depuis des lustres.

 Aujourd’hui on évoque la santé mentale des populations face à la pandémie de la covid, il faudrait l’évoquer aussi par la débâcle de l’environnement urbain tel que nous le constatons à Perpignan faute de respect des arbres et des espaces verts.

 

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